GRÈVE DE LA FAIM | Suite à l'affaire Rappaz, le Grand Conseil valaisan a accepté jeudi deux motions demandant l’introduction d’une base légale permettant le recours à l’alimentation forcée.
Le Grand Conseil valaisan a accepté jeudi deux motions demandant l’introduction d’une base légale permettant le recours à l’alimentation forcée. La récente affaire Rappaz, du nom du détenu gréviste de la faim valaisan, est à l’origine de la démarche des députés.
«En comblant cette lacune juridique, nous voulons éviter une prise d’otage du système judiciaire», a expliqué le député Julien Délèze (PS), appuyé par la chrétienne sociale haut-valaisanne Graziella Walker Salzmann.
Seule l’UDC s’est opposée aux deux motions qualifiées de «Guantanamo» parce que voulant introduire dans la loi une méthode «barbare» et une «forme de torture». Au final, la motion de la gauche a été acceptée par 75 voix contre 26 et 3 abstentions, la seconde par 81 voix contre 21 et 2 abstentions.
Les auteurs des motions ont souligné que l’alimentation forcée d’un détenu en grève de la faim se ferait sous la conduite d’un médecin et uniquement si le condamné est en danger de mort ou court un danger grave. De plus, si le détenu a signé des directives anticipées claires, ce qui était le cas de Bernard Rappaz durant ses 120 jours de grève de la faim, l’autorité ne devra pas intervenir.